Thursday, October 29, 2020

A travers des podcasts, les féministes catholiques veulent bousculer l’Eglise

 https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/27/les-feministes-catholiques-prennent-le-micro_6057511_3224.html

Christina Moreira (deuxième à partir de la gauche) avec les autres membres du collectif  "Toutes apôtres !" devant La Madeleine, à Paris, en juillet. FRANCOIS GUILLOT / AFP

Ils s’appellent « Oh my goddess ! », « Des femmes et un Dieu » ou encore « Dieu.e ». Ces podcasts ont été imaginés et lancés durant les quinze derniers mois par de jeunes femmes catholiques pratiquantes qui se revendiquent féministes. Féministes ? Un gros mot pour beaucoup dans l’Eglise romaine, qui y voient le cheval de Troie d’une société sans dieu. Pour elles, au contraire, c’est une évidence. Et dans une institution où les fonctions de gouvernement, d’enseignement et de délivrance des sacrements sont strictement réservées aux hommes, conformément à une conception différentialiste des genres, elles jugent une profonde transformation nécessaire.

Certaines d’entre elles ont soutenu l’initiative « Toutes apôtres ! », par laquelle, en juillet, sept femmes se sont portées candidates à des fonctions réservées aux hommes par la tradition catholique – diacre, curé, évêque, nonce, prédicatrice… A l’heure où exercent des femmes rabbins et où d’autres se forment, y compris dans le judaïsme orthodoxe, à l’heure où des femmes imams ouvrent des mosquées inclusives, et alors que des pasteures animent depuis des décennies les églises protestantes, elles ne supportent plus le statu quo qui prévaut dans leur confession. Pour certaines, le scandale des abus sexuels a rendu le changement plus urgent encore. « Je veux planter les graines d’une alternative pour mes enfants. Il y a des façons de vivre sa foi de manière queer et féministe », résume Alix Bayle, journaliste, cofondatrice de « Toutes apôtres ! » et du collectif Pour une parentalité féministe.

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Si certaines se posent ou se sont posé la question de leur vocation sacerdotale, leur remise en cause est plus globale que la seule question des ministères ordonnés réservés aux hommes, qui serait le symbole d’une exclusion plus profonde des femmes. C’est ce qu’exprime Mathilde Hallot-Charmasson, 31 ans, la fondatrice de « Des femmes et un Dieu », un podcast qui alterne entretiens avec

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